Anachronie Safran

 

La rouille lèche les fils ;
le safran coule en veines froides.
Les circuits crachent leur jus ;
le cuivre colle aux doigts.

Un ciel bas pèse sur les toits ;
la lumière se fige en plaques.
Les ombres mangent les angles ;
le métal se tord sans bruit.

Les murs suintent l'avenir ;
les machines digèrent l'oubli.

Didier Guy

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