Quand la vague avale le ciel
L'onde se cabre, crête de feu liquide, ce rouge minéral boit l'horizon salé. La mer n'est plus bleue, elle brûle, avide, comme si la foudre avait choisi d'y plonger. Le froid mord la lame. Le tonnerre crache sur cette frontière où tout se confond : L'écume devient braise, la pierre se détache, et je reste là, fasciné par ce monde profond. Quel peintre a jeté ce rouge sur l'azur ? Quelle main folle a mêlé glace et incendie ? La côte recule. L'eau avance, impure, avalant les terres avec une rage infinie. Je pense à ces estampes où la vague se tort, où l'homme n'est plus qu'un point face à la furie. Aujourd'hui, c'est moi. Et je comprends alors que la beauté peut tuer sans faire de bruit. Didier Guy Die deutsche Übersetzung des Gedichts ist hier verfügbar.
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