Le Trône et la Taxe
Sur un damier minéral où les règles se blessent, une figure isolée avance sans regard en arrière. Les anciens pactes se figent comme des portes closes, et la loyauté d'hier devient un poids inutile. La parole se pare de grandeur apprêtée, mais sous la laque dorée dort une saveur âcre. Car la foule, sans le savoir, alimente le festin, payant de ses jours le luxe d'une fierté démesurée. Des prélèvements glissent jusqu'aux tables modestes, où la promesse d'or se change en métal lourd. L'artisan compte ses heures comme des plaies ouvertes, l'ouvrier plie l'échine sous un calcul lointain. Le pouvoir ne cherche plus la balance juste, il traque son propre visage dans chaque surface polie. Les soutiens deviennent des pions sans valeur durable, jetés avant même d'avoir compris la partie. Chaque décision grave un sillon dans les foyers, là où le feu baisse faute de ressources claires. La solitude règne au sommet de cette hauteur, nourrie par un ego qui ignore...