L'Essentiel Dévoilé
Au creux des ornements, je suffoquais, prisonnier d'un décor qui mentait. Chaque bijou pesait comme un fardeau, chaque éclat noyait l'homme sous son manteau. J'ai brisé l'or, fracassé les miroirs, arraché les voiles du faux savoir. Le silence est venu, lame froide et juste, tailler dans la chair ce qui n'était que fuste. Ce qui reste ne crie pas l'absence, mais vibre d'une sourde évidence. Dépouillé, nu comme un arbre en hiver, je découvre enfin ma lumière. Les parures jonchent le sol, inertes, témoins muets d'une perte qui libère. Dans le vide creusé à mains nues, je respire, debout, pour la première fois reconnu. Didier Guy
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