Le froid jaune me crisse sous les dents,
une saison de verre ronge les mains.
Pas de neige ici, pas de blancheur lente,
juste ce goût de pile électrique, soudain.
Je pince l'air. Il résiste, acide, vif,
comme du métal qu'on touche sans gants.
Le ciel n'est pas triste, il est actif,
il mord, il trace, il écorche le temps.
Kandinsky savait que la couleur sonne,
que le jaune hurle mieux que le rouge.
Moi j'entends cette note qui frissonne,
qui pique, qui reste, qui bouge.
Pas de murmure, non. Un cri serré.
Le froid qui chante dans le sang gelé.
Didier Guy
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