Dans la lumière bleue des écrans,
je compte les visages sans regard.
Mille noms défilent, indifférents,
comme des ombres dans un couloir tard.
Leurs vies brillent en carrés parfaits,
sourires figé, bonheurs de surface.
Je glisse mon doigt, cœur abstrait,
sur ces existences que rien n'embrasse.
La nuit avale mes notifications,
chiffres rouges qui percent le vide.
Je parle à des spectres, sans réponse, sans nom,
dans ce temple où la solitude réside.
Ils sont là, partout, nulle part à la fois,
présences creuses dans ma paume glacée.
Je cherche une voix parmi mille voix,
mais seul le silence me tient enlacé.
Didier Guy
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