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Affichage des articles du juin, 2025

La Cicatrice du Trottoir

  Le bitume craque sous la révolte, une plaie vive, rouge et profonde. Pas de sang, non, juste cette fleur qui pousse en rage, et sent la poudre. Les murs, témoins muets, se taisent, mais leurs fissures parlent pour eux. Quelqu'un a crié, quelqu'un a tracé un signe en plein cœur des lieux. La ville avance, indifférente, ses pas écrasent les pétales. Pourtant, ce pourpre résiste encore, comme un poing levé sous les halos. Didier Guy

Le Silence Vert

La terre se détourne, lasse et blessée, un divorce consommé sous nos yeux. Le vert, autrefois symbole de vie, se teinte d'amertume et d'adieux. Ce jour sombre était attendu, où la nature reprend ses droits. Plus de chants d'oiseaux, plus d'ombre, juste le goût amer de nos effrois. Les arbres se dressent, fier et muets, témoins silencieux de notre échec. Le vent porte des mots secrets, mais plus personne n'écoute, plus personne ne respecte. Didier Guy

Les Fils Entrelacés

Dans l'ombre du temps, les fils se croisent, grège et silencieux, ils se nouent sans bruit. Chaque nœud porte une destinée close, que nul mortel ne peut défaire aujourd'hui. Les astres veillent, impassibles témoins, leurs regards froids tracent nos sentiers. Nous marchons, croyant choisir nos chemins, mais la trame était déjà tissée. Le fil se tend, puis se relâche parfois, portant l'espoir d'une liberté feinte. Pourtant sa force demeure inflexible, car la fatalité ne connaît pas la plainte. Acceptons donc cette vérité nue : Nous sommes tous les fils d'une même toile, entrelacés dans l'éternité continue, sous le regard patient des étoiles. Didier Guy

L' Aube Nouvelle

Dans la brume qui se lève lentement, le jour déploie ses voiles dorées. Chaque rayon porte un commencement, sur les terres hier abandonnées. Les ombres fuient vers l'horizon lointain, tandis que monte la clarté première. Le monde étire ses membres sereins, baigné dans cette douce lumière. Renaître, c'est croire encore possible l'impossible réveil du cœur meurtri. L'esprit fleurit, fragile mais visible, dans ce matin qui nous sourit. La rosée perle sur chaque feuille, comme autant de promesses nouvelles. Le silence matinal nous accueille dans ses bras aux tendresses éternelles. Didier Guy

L' Éveil des Chaînes

Les chaînes se brisent, un son clair, une lumière perce l'air. Le métal chante sa révolte, sous le ciel, tout s'exalte. La liberté, vive et forte, danse dans un ciel qui porte. Plus de nuit, plus de peur, seul règne l'éclat du cœur. Les ombres fuient, dévorées, par l'aube enfin révélée. chaque lien, chaque entrave, s'efface dans l'onde grave. Didier Guy

Lueur d'ambre

Le temps s'estompe, doux et lent, mais sa lueur reste ardente. Une trace d'or dans l'instant, un souvenir toujours présent. L'ambre brûle d'une flamme discrète, illuminant ce qui fut jadis. Le passé parle, bien qu'il se taisait, dans cette lumière qui jamais ne quitte. Les ombres dansent sur les murs, portant des histoires d'autrefois. Chaque reflet, un doux souvenir, de ce temps qui jamais ne s'arrête. Didier Guy

Poids du Silence

Dans l'azur immobile, je flotte suspendu entre ciel et néant, le vide m'étreint, me caresse de ses doigts froids et transparent. Chaque seconde s'étire, lourde comme un plomb dans l'air cristallin, mon cœur bat contre le silence qui dévore mes matins. Je cherche un ancrage, une voix dans cette mer de solitude, mais seul l'horizon me répond par son indifférence nue. L'âme dérive sans boussole, portée par des courants invisibles, vers des rivages inconnus où l'espoir devient possible. Didier Guy

L' Encre Vive

L'encre coule, rouge et vive, sur la page, elle s'étale, une vie naît, fugitive, sous la main qui la révèle. Le poète, tel un créateur, donne un souffle à chaque mot, son cœur bat, plein de chaleur, dans ce monde qu'il a bâti d'un seul trait. Les lettres dansent, s'animent, une histoire prend forme et vie, les rêves du poète s'allument, dans l'encre qui jamais ne tarie. Didier Guy

Veille Lunaire

Dans l'azur nocturne, l'astre pâle s'élève en gardienne silencieuse. Son regard nacré caresse les toits, tandis que la ville s'abandonne au repos. Les rêves naissent sous sa clarté, dansent entre réel et chimère. L'hypnagogie tisse sa toile, où les pensées deviennent vapeur. Elle contemple les dormeurs, berce leurs visions flottantes. Dans ce théâtre de l'inconscient, chaque âme trouve sa voie errante. Le temps suspend son cours rigide, laisse place aux impossibles. Sous son voile bleuté et tendre, les songes se font visibles. Didier Guy

Suspension Améthyste

Dans l'instant figé où tout s’immobilise, la lumière violette baigne l'espace, chaque seconde devient cristal qui se brise sur l'autel du présent qui jamais ne passe. L'améthyste du temps suspend son vol, les horloges oublient leur mélodie, et dans ce silence, l'âme prend son envole vers des contrées que seul l'infini connait. Flottent les heures comme pétales de verre, translucides, fragiles, presque sacrées, tandis que l'éternité, dans sa lumière, dévoile ses secrets longtemps cachés. Ici, maintenant, tout converge et rayonne, le passé et l'avenir se rejoignent, dans cette bulle où le temps abandonne sa course folle pour que l'instant règne. Didier Guy

Chanson de la route paisible

Dans les blés dorés qui frissonnent là-bas, un sentier se perd, tout timide et las. Une bicyclette, messagère du jour, emporte des fleurs dans son tendre atour. Pâquerettes frêles, blanches comme un songe, se mêlent aux bleus où la lumière plonge. Le soleil caresse l'herbe qui palpite, et l'air tout entier de parfums s'invite. Nulle urgence ici, le temps se fait doux, seule la campagne parle entre nous. Rouler sans contrainte, le cœur apaisé, dans ce monde tendre où l'âme peut errer. Le chemin serpente vers l'azur lointain, promesse de calme au creux du matin. Un répit béni, un souffle de grâce, volé au présent, gardé dans l'espace. Didier Guy  

L' Équation Vivante

La formule danse, un souffle de lumière, ses couleurs vives, un arc-en-ciel d'idées. L'univers frémit sous son mystère, une symphonie de complexités. L'incandescence irisée s'agite, une valse d'atomes et d'énergie. Le chaos s'organise, tout s'unifie, dans ce ballet de pure magie. La science et la poésie s'entrelacent, un langage universel se dévoile. Les lois du monde se révèlent, dans cette danse éternelle et royale. Didier Guy

La Peau du Temps

Le cuir ancien frémit sous les doigts, chaque pli garde un secret noir. La lumière caresse l'encre pâlie, comme un aveu qui n'ose choir. Entre les lignes, l'ombre danse, un récit perdu, nu, sans voix. Le temps a rongé les cadences, mais la blessure est sous le poids. Didier Guy

Chimère Azurée

Dans l'obscurité veloutée de la nuit, une forme insaisissable se déploie, translucide ballet aux reflets bleutés, où la matière fuit et se ploie. Les astres vigilants percent le voile, témoins silencieux de cette danse, tandis que l'invisible prend l'étoile pour guide de sa furtive errance. Elle glisse entre rêve et réalité, cette présence aux contours incertains, créature de lumière et d'opacité, née des peurs et des destins. Son passage trouble l'air immobile, laisse une trace de mystère, fantôme gracieux, être fragile qui habite nos nuits ordinaires. Didier Guy

Épiphanie de béton

Le béton rêve sous nos pas, son silence n'est qu'un leurre, l'ardoise crisse, fragile éclat, la ville tremble et se tait peureuse. Un souffle coincé entre les murs, rien ne bouge, tout se souvient. L'asphalte garde les chuchotis, mais le jour avale leur venin. Soudain, un éclat de lumière, une faille dans ce monde gris. L'épiphanie perce en prière, et la ville reprend son esprit. Didier Guy

Le poids de l'invisible

L'âme s'élève, sans cris ni chaînes, une trace fluide sur l'instant, elle glisse entre les laines du silence patient. Ses contours se perdent sans heurts, comme un souffle en fuite vers l'aube, tendue entre des peurs sans cœur, et la lumière qui dérobe. Aucun cri, aucune plainte écrite, juste une lueur sans contours, et ce battement qui récite une absence aux reflets sourds. Le ciel regarde sans un pli, témoin muet d'un lent passage. L'ombre s'efface, et dans l'oubli, reste un frisson, puis une page. Didier Guy

Larme Stellaire

Dans l'immensité sans frontière, une étoile verse sa peine, sa clarté verte transperce les voiles de l'ombre ancienne. Elle connaît ce que nous ignorons, les mystères de l'infini, chaque rayon qu'elle abandonne porte un fragment de l'inouï. Le cosmos retient son souffle, garde jalousement ses codes, pendant qu'elle pleure et souffre, seule gardienne des mondes. Sa béatitude glacée illumine notre néant, cette vérité cachée que seules les étoiles entendent. Didier Guy 

L' Ascension Lumineuse

Dans le silence sacré, l'âme déploie ses ailes, vers les hauteurs dorées où la paix se révèle. La lumière descend, pure et bienveillante, caresse invisible, présence apaisante. Les chaînes terrestres se brisent une à une, l'esprit s'affranchit sous cette clarté brune. Le cœur bat au rythme de l'infini, tandis que le monde d'en bas s'affaiblit. Voici l'instant où tout se transforme, où l'être s'unit à la source qui l'informe. Dans cette communion silencieuse, l'âme trouve sa voie lumineuse. La voix du sacré résonne en secret, guidant l'ascension vers l'absolu parfait. Plus rien n'existe que cette élévation, pure extase de la contemplation. Didier Guy

Vibrations Sépia

Le parchemin tremble sous mes doigts, chaque pli révèle une époque, la patine dorée des anciens mois dessine un monde qui se disloque. Les lettres dansent, presque vivantes, secrets gravés dans l'encre brune, histoire silencieuse et parlante, sous la caresse de chaque lune. Ici vibrent mille confidences, là s'endorment les vérités, le temps suspend ses impatiences devant ces mots intemporels. Didier Guy

L' Éveil des Pages

Entre les feuillets jaunis, craquelés de temps, un souffle chaud s'échappe, troublant l'encre silencieuse. Elle lit, et chaque courbe des lettres devient une caresse sur sa nuque, une invite à déchiffrer bien plus que des vers. Les mots, hardis, dansent sur sa peau, tracent des chemins qu'elle n'avait jamais nommés. "Viens", dit le poème, "vois comme la nuit peut-être douce quand on l'écrit avec les doigts." Ses paupières frémissent, son souffle se perd dans les marges où rôde un désir ancien. Le papier bruisse sous ses doigts tremblants, chaque phrase, une promesse soufflée à l'âme. Elle ferme les yeux, et soudain, ce n'est plus du vélin qu'elle touche, mais la chaleur d'un corps qui l'attend dans l'ombre dorée des récits défendus. Didier Guy

Les Pas Incertains

L'esprit valse entre vrai et faux, cherchant dans l'ombre un chemin sûr le sophisme brille, piège subtil, où la raison perd ses contours. Améthyste, la pensée oscille, entre sagesse et vanité. Chaque argument devient fragile quand l'âme questionne la vérité. Danser, c'est accepter le trouble, embrasser cette ambivalence. Car celui qui jamais ne doute n'atteint jamais la vraie science Les certitudes sont des cages, le questionnement, liberté. Dans cette danse sur les nuages, l'esprit trouve sa vérité. Didier Guy

Veines de béton

Le béton soupire sous la nuit électrique, son éburnéité grise révèle des secrets. La ville ne dort jamais, artères mécaniques pompent la vie dans ses reflets. Les fenêtres s'allument comme des phares, chaque étage raconte une histoire différente. Le bitume reflète les néons bizarres? pendant que l'acier chante sa complainte. Dans cette jungle de verre et de pierre, l'humanité pulse entre les façades. Les rues serpentent, rivières de lumière, où se perdent nos plus belles parades. Le béton respire, la ville palpite, dans ce labyrinthe qui jamais ne s'arrête. Chaque coin de rue une nouvelle visite vers l'infini de cette planète. Didier Guy

Sortilège Opalin

Dans les replis de la nuit profonde, l'ombre danse, forme vagabonde. Ses doigts frôlent l'air immobile, tracent des signes sur la toile fragile. Une lueur nacrée s'élève, fantasmagorie qui se lève. Les couleurs opalines tournent, autour du charme qui séjourne. Le sortilège ancien s'éveille, mémoire des temps qui sommeillent. Chaque geste invoque le mystère, révélant des mondes à découvrir. L'air frémit de magie ancienne, où réalité et rêve se mélangent. Dans cette danse surnaturelle, l'impossible devient éternel. Didier Guy

L'éclat du souvenir

Dans les replis de l'âme, une lueur naît, Céruléenne comme l'azur d'antan, Elle danse, révèle ce qui se tait, Un rêve ancien, fragile et troublant. La brillance traverse les voiles du temps, Illumine les secrets que l'on croyait perdus, Chaque scintillement est un fragment De vérités que l'oubli n'a pas vaincus. Anamnèse douce, retour vers la source, Où sommeillent les songes inachevés, La mémoire déploie sa course Et ressuscite ce qu'elle a gardé. Didier Guy

Silhouette sous verre brisé

L'objectif fixe une absence floue, un vide en robe de contours doux. La lumière s'attarde, comme en refus, sur ce corps figé que l'on ne voit plus. Le gris déborde en lignes tremblées, dévoilant plus qu'il ne voulait cacher. La scène trahit, sans un mot prononcé, ce que le cœur cherchait à préserver. Pas de cri, pas d'aveu en surface, mais dans le cadre, le silence s'embrase. Chaque pixel hurle ce qu'on devine, un secret figé dans sa propre ruine. Didier Guy